Biodiversité

Agir ou s'abstenir, pour garder l'équilibre

Patrimoine naturel que nous laissons en héritage aux générations futures, la biodiversité augmente la stabilité et l'adaptabilité de la biosphère face aux modifications des conditions environnementales. Notre société en est donc responsable éthiquement et moralement.
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Pour parler biodiversité, deux petites histoires valent certainement mieux qu’un grand discours. Aujourd’hui, adoptons le style Jean de La Fontaine

Le loup, l’élan et la rivière

C’est un fait avéré, aussi incroyable que cela paraisse, les hivers qui se raccourcissent entraînent une carence alimentaire. Les élans, par exemple, ont bien plus de facilité à résister aux hivers moins rigoureux,  donc beaucoup moins d’individus succombent au froid comme par le passé. Par le fait, tous les « éboueurs » de la nature, qui ne survivent qu’en se nourrissant de cadavres, se trouvent affamés lors des hivers les plus doux, sans rien à se mettre sous la dent… Or, contrairement à d’autres grands carnivores du parc, le loup, une fois le ventre rempli, est loin d’être égoïste. Il abandonne les restes de son repas (le plus souvent des élans justement), facilitant la tâche aux aigles, coyotes et autres animaux nécrophages qui trouvent là de quoi faire un festin de Gaulois ! Ainsi, selon ces biologistes, le loup pourrait permettre à toute la chaîne alimentaire de s’adapter plus facilement aux nouvelles conditions induites par le changement climatique. Dans le parc de Yellowstone, la réintroduction du loup en 1995 a eu un effet sur la végétation. Dans certaines zones, les arbres (saules, peupliers, …) ont récupéré. Et ainsi, les rives du fleuve qui s’érodaient dangereusement, se retrouvent stabilisées par la végétation.

La loutre, l’oursin et le laminaire

Les loutres de mer, quasiment exterminées par les chasseurs pour leur fourrure, sont revenues en Alaska après l’interdiction de la chasse. Mais la pêche industrielle ayant épuisé la ressource en poisson pour les phoques vivant sur le même territoire, les orques ont commencé à se nourrir de loutres. Conséquence: les oursins, plat préféré des loutres, ont commencé à proliférer et à brouter le kelp, la forêt de laminaires, ces grandes algues des fonds marins, refuge des poissons, crustacés et mollusques.

 

Deux histoires emblématiques de la merveilleuse complexité de la nature (oups, pardon, de la biodiversité!) que nous nous acharnons à détruire au nom du profit et de notre soit disant supériorité. « Les abeilles disparaissent?  Pas grave, nous polliniserons avec des drônes! » Oui, mais le reste de la nature, qui la pollinisera? « Les poissons disparaissent? Pas grave, nous en élèverons! »Oui mais en les nourrissant avec quoi? Décidément, notre supériorité est bien fragile et bien limitée!  
Il est encore temps de comprendre que la vie ne tient qu’à la collaboration, à la complémentarité de toutes les espèces, et ) leur survie, y compris la notre. Rappelons encore et toujours cette maxime: lorsque toutes les rivières seront polluées, que l’air sera empoisonné, que la terre sera stérile, que mangerons-nous? Des billets de banque? Des actions? Des bitcoins?

Agir pour la biodiversité de multiples façons :

  • En s’engageant avec d’autres acteurs locaux. Rejoindre des associations pour peser sur les politiques locales: mettre un coup de frein à l’artificialisation des sols, organiser des filières bio locales pour les cantines scolaires, éteindre les lumières publiques la nuit, …
  • Localement, en créant des espaces protégés, en plantant des fleurs ou légumes dans la ville, en respectant la nature lors de nos promenades, en cultivant bio selon les principes de la permaculture
  • De nombreuses actions du quotidien ont aussi un impact direct sur la biodiversité: consommer bio et local,  économiser l’eau, consommer moins et de meilleur qualité, réduire ses déchets, recycler, réduire globalement ses besoins,  adopter un tourisme plus responsable,…

Agir localement

Agir en groupe

Agir au quotidien

Préserver la biodiversité: les enjeux

La biodiversité est un processus complexe qui concerne non seulement la diversité des espèces vivantes mais aussi les interactions entre espèces et les milieux de vie. Cette complexité (à la manère d’une toile d’araignée) rend la biodiversité très fragile : si le moindre maillon de ces chaînes est brisé, c’est l’écosystème entier qui est perturbé.L’homme a le pouvoir de détruire ou de préserver les écosystèmes et les autres espèces, mais aussi mettre en danger sa santé, de  casser la pollinisation indispensable à l’agriculture, d’épuiser les ressources en eau, de rompre les mécanismes régulateurs et de provoquer des intempéries… Les dunes par exemple permettent de protéger les côtes en cas de tempête, et protègent les habitations du vent et de la mer en servant de barrière naturelle. Les sols riches et recouverts de végétation permettent une meilleure absorption de l’eau et stabilisent les terrains lors de fortes inondations. Les paysages participent de la beauté du monde. Il est plus agréable d’avoir une vue sur des montagnes que sur de grands immeubles. C’est une richesse culturelle importante pour le tourisme et les économies qui en découlent

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